Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 18:43

Plaid blanc, billes blanches, peluche blanche. Un carnet noir pour lire, car écrire sur scène serait bien vain.


Le choc des mots, le poids de la photo. Tout de suite, pour quelle raison, la présence et l’usage de l’appareil photo sur scène s’impose à nous. Micheline suggère que je photographie le public, et immédiatement, c’est l’idée inverse qui s’impose à moi : c’est H.G. qui demandera au public de le photographier.


Guibert était-il un aristocrate de l’écriture, comme l’est la plupart des écrivains embourgeoisés, classieux, un rien snobs ? A la fin de sa vie, ne prétendait-il pas que sa seule nourriture consistait en une bâfrée d’huitres à La Coupole, avec le champagne le plus fin ? Où résidera cette aristocratie naturelle du personnage, dans sa façon de s’exprimer, dans l’usage du verbe, dans sa façon de mâcher le verbe ?


Tout de suite aux côtés de Guibert se placent Virginia Woolf, Yves Navarre, Gabriel Matzneff, Pierre Guyotat, tant d’autres, comme des figures mystérieuses. Cette conscience qu’ils avaient (qu’ils ont) d’eux-mêmes, de leur valeur, de leur singularité d’écriture. Chacun d’eux a établi et fixé les règles de sa propre singularité, ils y sont artistiquement parvenus, et ont suivi un chemin imposé par cette ligne de conduite artistique. Ce n’est pas rien, cet effort de création, cette intransigeance – combien sont-ils, dans la masse des auteurs publiés, à ne se pas contenter d’aligner les livres comme on enfile des perles dépareillées ? Ce chemin intérieur, c’est aussi ce qu’il faut retrouver. Combien suivent un PROJET ?


Sur la question de se rapprocher d’un auteur, lorsqu’on le travaille, de tenter de le comprendre, de s’immerger autant que faire se peut dans sa psychologie, de rationnaliser la quinzième strate de lecture de Longtemps comme terme générique à La Recherche du Temps perdu, etc. – je pense que l’affaire se fait presque « fatalement », inconsciemment : on ne peut travailler un texte, surtout un texte littéraire, non destiné à la scène, sans prendre une sorte de perfusion de l’auteur. On est dans sa langue, on est dans sa bouche, dans son corps. Ou plutôt est-ce l’inverse : c’est lui que j’héberge. Parfois l’intuition d’un acteur vaut tous les cours de stylistique du monde. Je parle des acteurs qui ont appris à lire, bien sûr.


Nous destinons cette nouvelle forme à un public plus « familial », sans parler du sacro-saint TOUT PUBLIC (que certaines compagnies ont le tort de confondre avec une sorte d’animation un peu luxueuse où les enfants se retrouvent captifs de procédés spectaculaires, tandis que les mères de famille ont tout loisir de jaser à voix haute sur le bon usage de la trayeuse automatique), disons que le spectacle s’adresse de façon générale au public âgé de douze ans et plus.


J’entends déjà force cris d’orfraies : Keuwa ? Guibert au jeune public, cet ignoble homosexo-pédo-nécrophilo-nombriliste livré en pâture à la blonde et fraîche jeunesse française ? Mais s’il leur venait EN PLUS le désir de le lire in extenso ? Non pas que les textes de Guibert soient plus gores que n’importe quelle émission de téléréalité dont les 11-15 ans raffolent (et qu’ils ont par ailleurs toute latitude de voir et de revoir sur une multitude de supports bien plus ludiques qu’un truc vieux comme le livre), on remarque tout de même chez Guibert l’usage de termes explicites et nous nous interrogeons sur la façon dont les PARENTS recevront et fantasmeront la chose à la place de leur progéniture. Bref : CENSURE ou pas censure ? Sur l’homosexualité, sur la sexualité enfantine, sur la violence, sur les frontières de l’inceste… La lecture de Guibert est-elle suffisamment SECURISEE pour le lecteur français – qui, c’est connu, manque de temps de cerveau disponible et ne réclame qu’une seule chose : consommer tranquille, surtout depuis 2007… C’est une question sans réponse. Toujours est-il que s’il faut dire le mot BITE sur scène, je dirai le mot bite. Ça fait rire les moins de quinze ans, et surtout ce n’est qu’un MOT (et petit, en plus, pour désigner une chose qui passionne tant de monde sur terre…).


Autre problème soulevé : incarner Guibert sur scène, pourquoi pas (quoique…), mais LEQUEL ? Le journaliste, le malade, le jeune homme, l’enfant, l’écrivain reconnu, l’écrivant en passe de le devenir, le photographe, le fantôme ? Tout à la foi ? Rien de tout cela ?


Qui est sur scène ? Moi en tant qu’acteur, moi en tant que (proposition d’) incarnation de Guibert ? Lui ? Moi ? Moi le mettant en scène, ou bien la FIGURE Guibert, autrement dit le personnage tel qu’il l’a défini et créé dans son projet artistique ?


Un carnet. Un carnet de moleskine noir, comme point de départ à la prise de parole. La lecture simple. Brute.


Le piano. La présence de la musique en direct. Toujours en direct. Je ne fais que cela depuis plus de dix ans maintenant : sus à l’artifice, rien que du réel. Ainsi, pas de musique d’accompagnement ou alors jouée sur scène, par l’acteur ou un autre acteur – mais en l’occurrence, je suis seul.


Après quatre ans, ma perception du texte, déjà très longuement travaillé, lu, relu, annoté, commenté, bien avant que ne me vienne l’idée d’un premier spectacle sur Hervé Guibert, ma perception a donc évolué. Simplement parce que j’ai vieilli. Egalement parce qu’en 2007, j’avais l’âge auquel Guibert est mort : trente-six ans. Aujourd’hui j’approche la quarantaine (je vais d’ailleurs finir par me la manger, sauf accident). Pendant vingt ans, Hervé Guibert a été mon ainé, il avait une longueur d’avance sur moi. Aujourd’hui, la situation s’est inversée, et le franchissement de ce cap a étrangement changé la donne. Je ne sais pas pour quelle raison je reprends ce spectacle, je le fais comme se déroule l’ensemble de mes activités professionnelles : je suis là où je dois être au moment où je dois y être. Une seule chose est sûre : je ne suis plus le même ; par conséquent, bien qu’étant resté le même, le texte lui aussi a été modifié : mon rapport à ce texte et à cet auteur.


Ce qui change dans le rapport au texte, c’est d’abord la façon de le partager. Je me dirige volontairement, surveillé d’un œil de fer par Micheline, vers l’aigu, la pointe, l’incision, l’inquiétante étrangeté. Vers plus de sècheresse.


La neutralité du dire, comme une étrangeté, une incongruité. Un jeu sur le vrai-faux, la vérité et le mensonge – non seulement dans le texte mais dans la façon de le dire.


Couper les textes, les laisser suspendus ; couper les phrases musicales, user du fragment, de l’inachevé, de la parcelle, me laisser la liberté de dire, ou de faire croire que je dis : Non, je n’irai pas plus loin dans cette histoire, je n’en raconterai pas plus, je ne jouerai pas la fin de cette cadence, finissez-la tout seul.


Une chemise blanche, une cravate, une ceinture. Guibert en Egypte.


Revoir « L’Homme blessé », le film de Chéreau dont il a cosigné le scénario ; relire les notes. Revoir « Apostrophes » et « Ex-Libris », me mettre en quête de sa gestique, non pour la singer mais pour en nourrir le jeu.


Gestes, danses, poses, mise en jeu du corps ou à l’inverse un empêchement généralisé ?


Scinder le jeu en deux : Sur les textes renvoyant à l’intimité, se contenter du texte seul ; ne mettre en scène, en jeu, que les textes distanciés, les mensonges, le cocasse.


Me procurer la partition des « Métamorphoses » de Philip Glass, vérifier comment se développent ces métamorphoses musicales. Travailler peut-être sur un seul thème durant tout le spectacle, comme une litanie évolutive.


Chercher le thème des « Vacances de Monsieur Hulot », réduire « Ave Verum Corpus » de Mozart pour piano seul, m’en servir pour illustrer les différentes ambiances, les concours de plage, les messes obligatoires du dimanche…


Une paire de lunettes. Une paire de ciseaux. Un magazine dans lequel découper des photos de stars.


Bien sûr, il ne restera pas tout cela. Peut-être n’en restera-t-il rien. Mais le processus de création scénique doit explorer tous les possibles. Et nous n’avons qu’une semaine.

Par Laurent Kiefer - Publié dans : Kiefer Show
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 00:07

 

Premier jour de répétition, vingt-deux août deux mille onze

 


En 2007, à la fin de la petite quinzaine de représentations d’Histoire de mon corps, le spectacle solo sur l’ensemble de l’œuvre d’Hervé Guibert, sur la conception duquel j’avais bûché deux ans quasiment chaque jour, je m’étais juré, faute de diffuseur, faute de financement, faute à l’épuisement aussi, qu’on ne m’y reprendrait plus.


Et me voilà…


Quatre ans plus tard, je reprends le même auteur, pour un projet similaire, mais où tout diffère cependant.


Entre 2005 et 2007, j’avais travaillé entièrement seul. Cette fois, Micheline Welter, avec laquelle je travaille depuis environ trois ans au sein de la Cie FRAGMENTS, me prête son œil éclairé, sa sensibilité, sa complicité artistique, afin de « corriger » certains travers de jeu (lorsqu’on est livré à soi-même, le plus dur est de rester sobre… entre autres choses), afin plus généralement de m’offrir ce dont j’ai manqué lors de la première mouture de ce travail : un accompagnement – un compagnonnage théâtral, devrais-je dire.


Nous répétons dans les locaux cette fabuleuse structure d’accueil et de soutien qu’est la Régie Culturelle PACA, sise au carrefour de Bouc-Bel-Air, de Cabriès et de Plan-de-Pâté-de-Campagne(-mugircesférocessoldats), dont l’équipe, d’une exemplaire gentillesse, nous ravit à chaque fois que nous nous offrons une résidence en ses murs. (Cabriès, Calas, patrie de mes amours d’élèves… de théâtre. Si loin si proche.)


On ne le sait peut-être pas, mais un acteur de théâtre est une personne qui se pose beaucoup de questions sur ce qu’il convient de faire. Mettez deux acteurs de théâtre en contact, enfermez-les dans un lieu de travail, vous avez des chances de multiplier le nombre de questions par trois ou quatre. Lorsque vous travaillez sur un auteur littéraire qui avait une certaine expérience théâtrale, vous multipliez encore par x. Si l’auteur en question avait pour marotte de se mettre soi-même en scène dans ses textes, s’il a touché de la photo, s’il avait pour habitude de revendiquer des mensonges qui n’étaient que des vérités travesties, vous obtenez un nombre impressionnant d’inconnues que multiplie x. Autant dire dès ce premier jour qu’il est encore plus vain de soulever l’ensemble des questions scéniques que posent les textes d’Hervé Guibert, que de chercher à répondre à une seule d’entre elles.


Et pourtant…


Partir de l’apparence : utilisera-t-on du maquillage, quelque chose d’un peu pâle, aux lèvres très légèrement soutenues ? Faut-il masquer l’acteur ? Comment ce personnage, sur scène, sera-t-il habillé ? Micheline le voit en dandy, un peu maniéré, précieux. Je revois cette image de Guibert, CES images, multiples, de l’écrivain portant chemise blanche et cravate assez lâchement nouée – une image d’homme d’affaires aujourd’hui, mais qui dans années 70-80 avait une connotation tout autre, surtout lorsqu’il parcourt l’Egypte en compagnie de Hans-Georg Berger.


Va pour le costume, mais sans veste, j’insiste (et ce n’est pas parce qu’il fait quarante degrés à l’ombre…, je n’ai pas souvenir d’avoir aperçu Guibert en veste).


Très bien, alors à l’enfant maintenant… (Oui, c’est un spectacle qui va reposer sur l’autobiographie de jeunesse d’Hervé Guibert (Mes parents) et qui ne dépassera pas la quatorzième année et le départ de la famille à La Rochelle.) Faudra-t-il le montrer, l’enfant, sera-t-il là ? Ou est-ce l’adulte qui se raconte enfant ? Ou bien est-ce la tendresse en moi, cette sorte d’apaisement de la violence textuelle lorsque je dis Guibert, qui sera la seule marque visible de l’enfance ?

 

allez, la suite demain

ou pas

Par Laurent Kiefer - Publié dans : Kiefer Show
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 09:19

Heureux que cette saison théâtrale soit derrière moi (heureux n'est pas le mot exact... soulagé serait plus juste).

Pensons à la suivante.

En attendant... un copié collé. (Je ne vais pas me fouler pour un blog, non ?)

 

 

 

Codes de jeux et jeux décodés

Dans toute création de spectacle, il faut des histoires bien sûr, des personnages, des thèmes mais aussi des codes. Quatre spectacles ont été conçus cette année à partir des improvisations des enfants. Ils ont chacun dessiné leur personnage, semaine après semaine, ont esquissé leurs relations et jeté les grandes lignes de l’histoire qu’ils allaient interpréter. Cependant,  l’histoire seule n’est rien sans ces fameux codes, que nous pourrions aussi appeler règles ou références ; qu’ils soient traditionnels ou contemporains, appartenant à l’histoire du théâtre, du cinéma, de la littérature, ce sont eux qui font le ciment de la fable.


Marine perdue obéit ainsi à des thématiques très modernes puisqu’on a souvent cité à son propos le film Toy Story et la comédie musicale Le Soldat Rose (deux œuvres que je ne connais absolument pas…). Marine a décidé de s’enfermer dans le magasin de jouets afin de pouvoir s’amuser toute la nuit. Sa mère ne veut plus rien lui acheter car elle a la mauvaise habitude de maltraiter ses poupées. Or, à minuit passé, les jouets du magasin se réveillent. Ne connaissant pas la différence entre le bien et le mal, Marine met la zizanie dans le magasin, jusqu’à ce que les jouets décident de se venger. Très librement inspiré de l’Enfant et Sortilèges, l’opéra de Ravel et Colette, Marine perdue joue sur les peurs enfantines, les contes classiques dont l’analyse était si chère à Bruno Bettelheim.


Ces contes, il en est aussi question dans Leila et Fanny même si le sujet de la pièce se prête a priori peu à l’utilisation de leurs thématiques. Leila est une jeune fille d’aujourd’hui qui a pour seule particularité d’être la fille du président de la République. A la suite d’une méprise, elle se retrouve a devoir vivre une vie de paysanne dans une ferme où pullulent d’étranges créatures telles que des poules, des vaches, un tigre et un héron ! Ici c’est chez Walt Disney (qui mit lui-même en image nombre de contes) que les références sont visibles : les héros malgré eux, les méchantes sorcières, les faire-valoir fantasques et le triomphe des forces du bien ; tout y est on ne peut plus reconnaissable.


Destinée à des acteurs plus mûrs, Rumeurs Picasso lorgne plutôt du côté des séries américaines, plus particulièrement de celles qui, diffusées juste après le repas de midi, promettent une sieste de qualité (ce genre communément appeler soap opera). Le thème en est très à la mode puisqu’il s’agit de Facebook. Avec son rythme fragmentaire évoquant le zapping et ses onze personnages, dont un schizophrène, une jeune fille dépressive et une preneuse d’otage en mal de reconnaissance, cette pièce aborde des sujets plus graves tel que l’intimité, le droit à l’image, le handicap et des différentes pressions scolaires et sociales qui conduisent parfois un enfant à commettre l’irréparable. Ici, le code à tout autant d’influence sur la trame narrative que sur le jeu des apprentis acteurs. Rumeurs Picasso est un projet qui nous aura permis d’aborder quelques notions de cet étrange jeu « à l’américaine », faussement naturaliste et ultra codifié.


L’espoir (Rites II), enfin, la pièce écrite pour les lycéens, se présente comme une sorte de puzzle mental : maelstrom psychanalytique, parodie de film d’horreur, théâtre d’anticipation, immersion dans une psyché coupable, destructuration de la langue et de la chronologie narrative. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre, tant cette pièce et ses interprètes cherchent à brouiller les pistes, soulevant trois nouvelles énigmes dès qu’ils font mine d’en résoudre une première. Ici, le jeu des influences et des références est si foisonnant, que c’est leur profusion même qui dicte son jeu à l’acteur.

 

(Feuille de salle mise à disposition du public lors des représentations d'ateliers amateurs de juin 2011)

 

 

Il serait vain de remercier tout un chacun, car il y a toujours des oubliés, alors soyons partial et désordonné.

 

Merci au public, qui a encore cette année manifesté son intérêt pour le travail des enfants et des adolescents, et tout spécialement à messieurs Richard Martin et Jacques Mougin : sachez que votre présence et votre soutien est important pour les jeunes acteurs, plus qu'il n'y paraît...

 

Merci miss Lucie pour avoir pris ce texte en dictée dans des conditions déplorables (c'est à dire pour mémoire, recroquevillée entre deux sacs de colle, la tête dans un ventilo en me regardant poser du carrelage dans des vapeurs d'hydrofuge...)

 

Merci aux éléphants de L'Entr'acte. Vous n'êtes pas présidentiables, mais la buvette est éternelle

 

Merci aux acteurs en herbe qui m'ont subi toute l'année (accessoirement merci à moi-même pour vous avoir rendu la pareille)

Merci d'avoir rendu ces pièces possibles

 

Merci Julien pour ta présence, ton arme secrète et tes coups de pouce

Merci Nadège pour avoir tout simplement sauvé Marine perdue

 

Merci, fine équipe de L'espoir, vous avez bluffé votre monde (moi compris) ; ce qui était catastrophique, un fois encore, n'était pas le résultat, mais de n'avoir joué que deux fois, avec tant de talents.

 

Merci Moran, Jésus, Gunther, Simon. Que les vents vous portent sous des cieux cléments ; vous nous manquerez

 

Merci Loïck, pour... tout.

Par Laurent Kiefer - Publié dans : Kiefer Show
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 10:50

Isles-Girafines.jpg

 

 

Dans le cadre de l'opération "C'est Sud",
lecture du texte d'Albert Lemant publié aux éditions du Seuil.


Cie Fragments

Lecteur : Laurent Kiefer / Mise en scène : Micheline Welter / Régie : Jocelyne Rodriguez.

Première étape d'une adaptation théâtrale qui devrait voir le jour la saison prochaine.

Lord Marmaduke Lovingstone est un explorateur du début du XXème siècle. Avec son fidèle ami Douglas Smolett-Pawlette (à la fois juriste, linguiste et gaffeur patenté), il se met en quête des Isles Girafines, mythique archipel abritant le peuple des Girafawaras. Il découvre une civilisation aussi imprévisible que fascinante ; mais l'expédition tourne mal quand il se met en tête d'exploiter l'animal sacré des îles : la girafe.

Sur un ton humoristique, décalé et volontiers déconnant, Albert Lemant dresse un portrait-type du colon britannique aux prises avec de "bons sauvages", partagé entre l'admiration et le mépris. Un grand texte anti-colonialiste, bourré de références, qui ouvre la porte d'un univers imaginaire foisonnant.

A partir de 10 ans !

 

 

Musée du Vieil Aix
17, rue Gaston de Saporta
Aix-en-Provence
Dimanche 12 juin 2011 à 15h30
(durée : 1h - Entrée libre)
... et ce n'est que le commencement
Par Laurent Kiefer - Publié dans : Kiefer Show
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 01:20

a+

ACTUALITE

 

il est 1h 21 le 27 mai 2011 après sa majesté tu pensais quand même pas que j'allais éplucher le mois à venir à une heure aussi tardive ?

 

Par Laurent Kiefer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • Laurent Kiefer
  • : Laurent Kiefer
  • : Blog 2.0 de Laurent Kiefer, comédien, formateur, metteur en scène, dramaturge, Aix-en-Provence, France.

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un Blog

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés