Name dropping (sous X)

Publié le par Laurent Kiefer

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Deux de mes amis fêtent leur anniversaire à deux mois de distance (ou à dix, selon le moment où l’on se situe). Le premier, jeune homme d’une vingtaine d’années, est un garçon de nature plutôt joyeuse, il est né un 1er juillet. Le second est un peu plus âgé, mais son âge n’est pas la cause de sa morosité plus ou moins cyclique : il est né un 1er septembre. Vous me direz : et alors ? Eh bien c’est le premier qui m’a fait comprendre pourquoi : naître le 1er juillet, c’est l’assurance de fêter son anniversaire à l’aube des vacances (surtout à vingt ans, on n’a jamais connu grand-chose d’autre). Quant au second, il se rappelle chaque année qu’il est né pour reprendre le turbin. Mais je n’en ai pas parlé avec lui, histoire de ne pas le déprimer davantage. La vie est injuste.

 

J’ai passé un été faussement studieux, en compagnie de Marcel P., Maurice D., Johan-Sebastian B., Hervé G., Romain van S., György L. J’ai pris un café avec Sybille H., déjeuné avec Loïck Q, Sylvie de B., Julien M., je n’ai pas vu Georges F., ni Sophie V., pas plus que Thomas C., mais j’ai pu faire coucou à la famille C. et notamment à Alexandre. J’ai retrouvé Massis M., après une interruption de quinze ans, et nous nous sommes fait la réflexion, en sirotant des jus de fruits dans un jardin à M***, que quand on commence à compter en dizaines d’années, ça ne tardera plus trop à sentir le sapin (mais c’était par excès de pessimisme adolescent, alors ça va…). J’ai rêvé de mon groupe de Vitrollais, de Lucas S. que je risque de ne plus voir si souvent, j’ai cauchemardé plusieurs fois sur les élèves de P***. Je m’apprête à retrouver Valentin G., Léo S., Claire B., Nathan G., mais il me faudra attendre un an avant de revoir Lolita et Popée C. J’aimerais retravailler avec Mathilde C., Anaïs G., mais ce n’est pas sûr… Je pense que celles et ceux qui ne vont pas trouver leur nom ici vont m’en vouloir, mais au cas où vous ne le sauriez pas, la vie est injuste.

 

Le 7 septembre, c’est la journée des associations à Calas. J’y serai, en compagnie de Daniel G. et Veronica H. J’inscrirai celles et ceux qui désirent partager partie de leur année sous les petits projecteurs aveuglants de Trébillane. Au vu des préinscriptions du mois de juin, et des parents angoissés qui m’appellent depuis la semaine dernière pour être sûrs que leur enfant peut avoir une place, il est possible (mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours…) qu’ « Entr’acte » batte tous ses records d’affluence. Si je me réjouis de ce succès (qui le déplorerait ?), j’espère pouvoir garantir une place à chacun ; car le désir de théâtre, de ce vieil art du verbe, du partage et de la transmission, est trop précieux pour être frustré. Sans quoi on va encore dire que la vie est injuste.

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Publié dans Chroniques du 27

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