En juin, mange ton foin
Ainsi donc il en fut du temps comme du passant...
passa.
Ce soir je reviens d'une longue journée de travail, et d'amour.
De travail parce que je fus "en atelier", douze heures durant à courir partout et à me poser plein de questions angoissées, pour la première salve des représentations de fin d'année de mes petites créations à l'usage (et à destination) des moins de vingt ans. La mitraillette se taira vers le 25. Et c'est du travail. A tel point que je n'ai pas dormi ou presque la nuit dernière et que je rempile ce soir, loin du sommeil, tout près de mes... mes quoi ? ... mes beaux et belles, mes splendides, les élèves qui sont mes maîtres.
D'amour parce que... mais tous ceux qui en ont fait l'expérience le savent ; partager un coin de scène, c'est faire corps. Et qu'on ne peut faire corps sans cet amour dénué de question.
Comme je vous aime...
De travail et d'amour mêlés, parce que lorsque les enfants, petits ou grands, pré ou post-ados, sortent de cette expérience avec la joie au coeur, de ces joies intimes qu'on ne connait que lorsqu'on a donné le meilleur de soi-même, alors le "prof" que je suis bien que m'en défiant, le "prof" et "auteur" et "metteur en scène" et "créateur son" et "régisseur" et parfois même "confesseur", sans compter ce dont je ne suis même pas conscient, le "gars" là-quand-il-faut se sent bien, à sa place.
Il est crevé dans son coin, loin du grabuge, mais il a fait son BOULOT.
Et il remercie tous les petits, tous les grands, pour ce jour-ci et ceux qui viennent, de faire le leur, qui est tellement plus important...